Sur un coin de plage ombragé du sud d'Abidjan, des hommes jouent aux cartes : tous sont pêcheurs et ont été contraints d'arrêter leur activité en juillet, pour respecter une mesure gouvernementale de repos biologique des poissons.
"On ne fait rien, on ne fait rien du tout", s'agace Patrick Ange Yao, pêcheur à la ligne depuis plus de 22 ans. "On est là, on cause", mais "on ne sait même pas où aller, on tourne en rond", poursuit-il, en regardant autour de lui.
Le ministère i...
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